Sans l'avoir vécue n'est qu'un refrain
Qui passe un jour à nos oreilles,
Et qui trépasse au réveil.
Mais ceux qui le vivent sur l'heure
Ne connaissent que l'horreur de la douleur.
De l'enfant qui meurt au sein de sa mère,
Dont les rêves n'étaient que chimères.
Dans la vie et la mort elle sera seule,
Poussera des coups de gueule
Mais personne ne l'entendra,
Même pas toi pour lui tendre les bras.
La douleur de la soif et de la faim,
Sans l'avoir vécue n'est qu'un refrain
Qui passe un jour à nos oreilles,
Et qui trépasse au réveil.
Alors prends garde à ton destin,
Quand il n'y aura plus de joie, plus de festin,
Quand toi aussi tu perdras les tiens,
Tu comprendras ce que veux dire soutien.
Ecoute ces âmes qui errent en peine,
Ne vois-tu pas toute la haine
Qui coule et fait de l'ombre
Sur leurs visages aux regards sombre.
La douleur de la soif et de la faim,
Sans l'avoir vécue n'est qu'un refrain
Qui passe un jour à nos oreilles,
Et qui trépasse au réveil.
Tout est fini pour eux,
Ils ne savent plus croire en dieu
Pour quelques fous, pour tout ces sous.
Sommes-nous tous devenus sourds.
La terre mérite le repos de sa beauté,
Pourquoi voulons nous tout amputer,
Nous sommes assez pour ne rien négliger.
Qu'attendons nous pour tout arranger.
La douleur de la soif et de la faim,
Sans l'avoir vécue n'est qu'un refrain
Qui passe un jour à nos oreilles,
Et qui trépasse au réveil.
SOMMAIRE